Facebook Twitter Linked in

Notice: Undefined variable: code_pint in /var/www/e5t/httpdocs/plugins/content/fb_tw_plus1/fb_tw_plus1.php on line 1323
Capture_décran_2018-07-17_à_14.01.15.png
Plusieurs personnalités de haut niveau du gouvernement chinois étaient présentes à la 10ème édition de l’EcoForum de Guiyang, en Chine, dans ce qui s'apparente à une volonté du pays de prendre le leadership de la transition énergétique abandonné par les Etats-Unis.


Il est vrai que l’effort de la Chine, largement salué, arrive à point nommé face au manque de volonté politique américain et aux difficultés de mise en œuvre des Accords de Paris, qui, pour être menés à bien, demandent à être transposés dans les cadres juridiques et économiques des différents pays. Ceciest, bien sûr, un exercice plus périlleux que dans un système « à la chinoise » avec déjà plus de 40 règlements publiés et actions continues menées en faveur de la protection de la qualité de l’air, de l’eau et du sol (qui certes en ont grand besoin).

Ainsi, Sun Chunlan s’exprima assez longuement en usant de métaphores en résonnance avec l’imaginaire collectif du pays du Soleil Levant (soleil malheureusement effacé d’un ciel envahi de nuages pesant comme de lourds couvercles sur la plupart des grandes villes dont l’hyper-croissance a donné lieu à de l’hyper-pollution). Elle affirma avec beaucoup de véhémence que la Chine était totalement déterminée à renforcer la coopération et à capitaliser sur les acquis permettant d’édifier une Eco-Civilisation sur la base d’un agenda 2030 pour construire un « monde propre et beau ». Elle rappela que « quand la nature est bien nous sommes bien, et inversement quand la nature va mal l’homme va mal » (d’ailleurs l’après-midi une session du forum était dédiée à la question de la santé et du climat).La qualité de l’expression n’est sans doute pas à négliger car il est à parier qu’il s’agit de toucher un inconscient collectif, marqué par le problème de la pollution des villes, mais pas encore toujours partout sensibilisé à la question plus globale du changement climatique et de ses conséquences. Cette approche n’empêche d’ailleurs en rien de rappeler les premiers résultats encourageants obtenus par la Chine en matière de lutte contre la menace climatique.

Certains de ces résultats viennent d’ailleurs d’être reconnus par une récente étude publiée dans le journal Nature Geoscience. Publiés par une équipe dirigée par des chercheurs de l’Université de l’Est Anglia (University of West Anglia -UEA-), au Royaume Uni, cette étude montre qu’après deux décennies d’augmentation rapide, le niveau d’émissions de CO2 de la Chine est en retrait de 4,2% sur la période 2013-2016. Selon Dabo Guan, professeur en Economie du Changement Climatique à l’UEA, « en tant que premier émetteur et industriel du monde, ce renversement donne lieu à un optimisme prudent parmi ceux qui souhaitent stabiliser le climat de la planète ». Le Professeur Dabo Guan et ses collègues disent que la chute du niveau d’émissions est largement liée au changement de la structure de l’économie, avec une évolution rapide de l’industrie vers des secteurs de pointe en termes de technique, et à un déclin de la part du charbon pour produire de l’énergie, ainsi qu’à une meilleure efficacité énergétique conjuguée à une utilisation des énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, ont également contribué à cette baisse. De fait, la Chine qui s’était engagée à commencer à réduire ses émissions de CO2 à partir de 2030, semble déjà avoir atteint son objectif, bien qu’il soit encore tôt pour crier totalement victoire et qu’il convienne donc de rester prudent.


Read more at http://www.atlantico.fr/rdv/atlantico-green/chine-en-pleine-conversion-ecologique-myriam-maestroni-3453123.html#P0ssQKlQUZBDqOWt.99

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir



Recevez la Newsletter E5T
en vous inscrivant ici :



Social - Derniers Tweets

Social - Derniers Posts

...